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Mariage en Bretagne : A & A

armel aurelie bretagne Mariage en Bretagne : A & A

La haute saison touchant à sa fin, j’ai pu reprendre les mariages que j’avais du mettre en suspend depuis le début du mois de juillet. Cette fois-ci, nous sommes du côté de Gouesnach, au château de Penfrat. Toujours et encore en Bretagne donc …icon smile Mariage en Bretagne : A & A
Vous allez rapidement le constater au fil de l’article, il y a ici une différence majeure avec mes autres articles. En effet, les mariés étant les seuls propriétaires de leurs images, ils ont souhaité garder une part de discrétion quant à la publication des photos. Plus d’ambiance pour moins de portraits donc.

La semaine prochaine, je publierais mon tout dernier mariage pour cette année 2014 et je commencerais ainsi à préparer la saison suivante. Pour celle-ci, attendez vous à quelques surprises quant à l’évolution de mes prestations. A bientôt !

 

mariage benodet bretagne Mariage en Bretagne : A & A
Gauthier photographies Mariage en Bretagne : A & A
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chateau de penfrat Mariage en Bretagne : A & A
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Gauthier Le Guen bretagne Mariage en Bretagne : A & A

Mariage en Île-de-France : Mickaël & Kathleen

kathleen de raemy Mariage en Île de France : Mickaël & Kathleen

Changement de décor pour le mariage de Mickaël et Kathleen. Nous ne sommes plus en Bretagne mais bien en Île-de-France cette fois-ci. Plus précisément sur la commune de Rambouillet, située à une heure de Paris.
Si je me suis retrouvé si loin de Bretagne, c’est parce que justement j’ai rencontré Mickaël à Paris en mars dernier lors d’un workshop photo avec Michael Ferire (oui ça fait beaucoup de Mickael tout ça) !
Etant lui même photographe, nous avions échangé lors de cette journée sans vraiment savoir que cela allait déboucher sur le reportage de son propre mariage quelques mois après.
C’est donc sur le magnifique domaine de 4 hectares du Colombier de Hanches que nous nous sommes retrouvés en ce début de mois de septembre.
Je tiens avant tout à les remercier pour leur accueil. C’est un véritable plaisir de se sentir comme un invité plutôt qu’un prestataire lors de ce genre d’événement… Merci !

Voici ci-dessous quelques photos de cette magnifique journée. A bientôt !

mariage colombiers Mariage en Île de France : Mickaël & Kathleen
colombier de hanches Mariage en Île de France : Mickaël & Kathleen
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île de france rambouillet Mariage en Île de France : Mickaël & Kathleen

mickael de raemy Mariage en Île de France : Mickaël & Kathleen
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gauthier photographies Mariage en Île de France : Mickaël & Kathleen

Benoit - 10/23/2014 - 9 h 31 min

Magnifique reportage, bravo ! :)

Rencontre avec Sebastian Schlüter

Il y a à la fois quelque chose de curieux et de fantastique en photographie : l’éternelle insatisfaction. En effet, rares sont les photographes qui se diront pleinement satisfaits d’une image qu’ils auront produite. Qu’il s’agisse de lumière, de composition ou encore d’instant, il y aura toujours une meilleure photo à prendre…
Cette insatisfaction mène cependant au perfectionnement et c’est bien là le côté fantastique de la chose. Selon moi, ce processus se fait via deux canaux différents : la pratique et l’inspiration.
C’est de ce deuxième élément dont je souhaite vous parler aujourd’hui. L’inspiration peut se trouver dans notre environnement, dans des bouquins mais aussi et surtout dans les travaux d’autres photographes. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’ouvrir une nouvelle rubrique sur le blog. Il s’agira d’aller à la rencontre d’autres photographes issus de divers horizons. Aujourd’hui, il s’agit de Sebastian Schlüter, un photographe allemand spécialisé dans la photo argentique en noir et blanc. Bonne lecture !

sebastian schlueter Rencontre avec Sebastian Schlüter

Parlez-nous un peu de vous. Qui êtes vous et que faites vous ?

Au cours des deux dernières années, la photographie est devenue une partie importante de ma vie. Heureusement, je suis en mesure de me livrer à cette passion sans en dépendre financièrement. Cela me permet de me concentrer uniquement sur des projets personnels.

Actuellement, je suis très inspiré par les villes et les gens. En fait, lorsque la photographie est entrée dans ma vie, elle a complètement changé la façon dont je vois les choses. Disons que je comprends et je regarde les choses autour de moi différemment. A partir de là, le côté artistique de la photographie m’a ouvert ses portes et m’a révélé toute sa beauté.

Comment avez-vous débuté dans la photographie argentique ?

Honnêtement, je ne me souviens pas. C’est arrivé soudainement, comme ça… J’ai grandi à l’âge du numérique et j’ai donc commencé la photo de cette façon là. Et puis un jour j’ai commencé à apprécier la pureté et l’honnêteté d’une image analogique. Cependant, ne vous méprenez pas, je ne vois pas ça comme une vue intacte et parfaite de la réalité. Qu’il s’agisse d’analogique ou de numérique, les deux images sont une interprétation du monde vu par le photographe. Cependant, la façon dont le film analogique traite les relations tonales est unique et inégalée dans le monde numérique.

J’ai eu la chance de mettre la main sur deux anciens boitiers qui appartenaient à mon grand-père: un Canon AE-1 et un Rolleiflex 3,5F (TLR).
J’utilise encore le Canon AE-1 aujourd’hui et il est mon outil de travail favori. C’est un appareil fiable et très polyvalent.
Je me rappelle avoir été très déçu de mes premières photos après leur sortie du laboratoire. L’enveloppe contenait beaucoup de photos sous-exposées. Cependant, après cette première frustration, je me suis dit que je pouvais certainement faire mieux que ça. Depuis ça, la photographie argentique est devenue une partie importante de mon processus créatif.

Quelle est votre appareil préféré ?

J’ai eu beaucoup de boitiers sous la main. L’année dernière par exemple, j’ai utilisé un Hasselblad 500 avec lequel j’ai produit beaucoup d’images.
La possibilité de changer le dos est très avantageuse. De plus, toutes les optiques produites par Carl Zeiss sont magnifiques… Sa conception est merveilleuse. C’est un appareil simple mais aussi une pièce magnifique, pleine d’élégance. Je dirais donc qu’il s’agissait là de mon appareil photo préféré.

film photographies Rencontre avec Sebastian Schlüter

Un appareil qui vous fait rêver mais que vous n’avez encore jamais utilisé ?

Indiscutablement, un Contax 645 ou un Plaubel Makina 67 !

Quel est votre film ou type de film préféré ?

Pour mes projets personnels, j’utilise principalement du Kodak TX400 ou du Fuji Neopan 100 Acros. Mon film couleur de référence est le Fuji Pro 400H. Récemment, j’ai également utilisé le Kodak Ektar 100 4 × 5. Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas beaucoup de cohérence dans mes choix ! Et comme Fuji réduit progressivement ses stocks, je pense que je prendrais le KODAK Portra 400 comme remplaçant.

Comment décririez-vous votre style ?

Je me sens très inspiré par les grands maîtres de la photographie documentaire en noir et blanc, comme W. Gene Smith ou encore Alfred Eisenstadt. J’apprécie beaucoup la simplicité qu’il y a dans leurs images. Je ne sais pas si je possède un style qui m’est vraiment personnel si ce n’est que je suis toujours à la recherche de tonalités riches et de contrastes forts.

Pour moi, les images peuvent être disséquées en deux niveaux différents. L’un est l’objet, au sens pur, et l’autre est l’expression esthétique. Nous sommes constamment à la recherche de photos qui combinent ces deux éléments. Cependant, il faut savoir que le moyen d’y parvenir comprend également l’échec. Ce dernier nous aide à atteindre nos objectifs. Parce que l’échec est une partie du processus créatif et qu’apprendre à vivre avec est très important dans la mesure où nous le rencontrons bien plus souvent que le succès.

Pouvez-vous nous parler de votre flux de travail ? Comment vous organisez vous ?

Celui-ci est plutôt simple. Je transmets mes films à un laboratoire ou bien je fais le traitement moi même dans ma propre chambre noire. Je ne traite que du film noir et blanc. Après séchage je scanne le tout sur mon Epson V700. La résolution de ce scanner est vraiment bonne pour les moyens et grands films mais moins pour les négatifs 35 mm. J’ai l’habitude d’envoyer mes films en 35mm au labo. Mon flux de travail numérique est similaire au processus d’impression en chambre noire. Il est basé sur la technique du « dodge and burn ». La plupart de mon travail est imprimé sur une imprimante Epson, jusqu’à une taille de DIN A2.
Le mode avancé d’impression noir et blanc, utilisé sur le bon papier, peut produire des images qui se rapprochent de l’impression analogique séchée sur papier baryta. En gros, mon flux de travail est inspiré par l’analogique.

photos argentique Rencontre avec Sebastian Schlüter

Pouvez-vous nous en dire plus sur l’importance de la composition en photographie argentique par rapport au numérique ?

La composition et lumière sont les deux aspects les plus puissants et les plus importants de la photographie, qu’il s’agisse de numérique comme d’argentique. Cependant, en numérique, nous avons tendance à déclencher sans réfléchir alors que l’argentique vous oblige à examiner la scène. En effet, toutes les erreurs sont immortalisées et ne peuvent pas être corrigées dans le post-traitement…

Dans quel laboratoire traitez-vous vos films ?

Je travaille avec deux laboratoires différents. Le premier est Carmencita Film Lab, à Valence en Espagne. Ils font un travail vraiment remarquable ! Le second est ProLab à Stuttgart en Allemagne. C’est un bon labo et il est proche de l’endroit où je vis.

Des projets personnels en tête ?

J’ai quelques projets en tête mais celà me demande beaucoup de temps. Récemment, j’ai publié deux projets uniquement en argentique : « Keiyo Street – The Japan Project » ainsi que « Bayside Impressions ». Vous pouvez les trouver sur mon site.

Un autre photographe qui vous inspire ?

Jan « Micmojo » Scholz. Il est l’un des photographes les plus fascinants du moment et évidemment toutes ses photos sont en argentique. J’admire vraiment ses portraits !

landscape film Rencontre avec Sebastian Schlüter

Que pensez-vous de l’avenir de la photographie en argentique ? Pensez vous que cela peut disparaître ?

La photo en argentique ne peut pas mourir. Il est évident que le coût de la pellicule va augmenter mais le fait que de nouveaux labos voient le jour me rend vraiment confiant. Il ne s’agit pas d’un média de masse mais plus d’un choix délibéré des artistes qui apprécient ce milieu par rapport au numérique.

Pour terminer, quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui débute dans ce milieu ?

Débuter est toujours difficile, surtout avec la mauvaise approche. De bons résultats nécessitent beaucoup d’apprentissage. Il faut trouver avant tout un bon laboratoire. Tirer quelques rouleaux et laisser les pros faire le travail de traitement pour vous. Si vous aimez les résultats, vous serez probablement plus motivé pour la suite et pour apprendre des nouvelles techniques !

www.sebastian-schlueter.com

Traduit de l’anglais, LG